Philippe Longvilliers de Poincy (inc, 1660)

Commandeur de l'ordre de Malte et commandeur Oysemont, il est choisi par la Cie des Îles et confirmé par le roi en février 1638. Il devient donc Lieutenant Général des Îles d'Amérique pour remplacer le défunt d'Esnambuc, mort depuis déjà deux ans.
Il arrive un an plus tard en février 1639 à Saint-Christophe, alors le siège de la lieutenance générale, et peu de temps après son bras droit René Fromanteau, sieur de La Grange, avec lequel il aura ensuite de nombreux de démélés.
Sur place les différents gouverneurs particuliers des îles, du Parquet à la Martinique, de l'Olive à la Guadeloupe lui font allégeance. Les relations entre tous ces hommes ne sont pourtant pas excellentes.
Durant sa gouvernance, il aura maille à partir autant avec ses subordonnés, (René Fromanteau sieur de La grange, ...) qu'avec les anglais contre lesquels il entame certaines actions belliqueuses [prise de l'île de la Tortue, ...].
La nomination de Houel comme gouverneur de la Guadeloupe n'arrange pas les relations déjà tendues avec les gouverneurs particuliers. Dans ce climat où la confiance n'est pas de mise, il fait nommer par la Cie son neveu, Robert Longvilliers de Poincy comme gouverneur particulier de Saint-Christophe. Lui même restant Lieutenant Gal.
A la fin du mandat normal de Poincy, la Cie veut le remplacer par Noël de Patrocles, sieur de Thoisy, qui est alors officiellement nommé en décembre 1644.
Quand Thoisy arrive dans les îles en novembre 1645, c'est l'affrontement entre deux personnalités que tout oppose [surtout l'intérêt de Poincy à rester en place].
Thoisy est obligé de se réfugier en Guadeloupe où gouverne Houel. Il sera son plus fort soutient du moment.
Poincy s'appuie sur les nombreux colons qui n'entendent pas être exploités à outrance par la Cie. Il se pose en défenseurs des droits des colons.
Du Parquet se range du côté de Thoisy, représentant légal de la Cie et du roi.
Les légitimistes (Houel, du Parquet, &c) réussissent à capturer Robert Longvilliers, le neveu de Poincy. Mais de son côté, Poincy capture du Parquet à Saint-Christophe.
Loin de demander la libération de son neveu, Poincy demande en échange de la libération de du Parquet, qu'on lui remette Thoisy. Celui-ci était alors de passage en Martinique. Ce que font les colons martiniquais.
Devant cette fronde insoluble et des difficultés financières qui en résultent, la Cie est contrainte de mettre en vente les îles.
Philippe de Poincy achète les quatre saints : Saint-Christophe, Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Sainte-Croix. Il les offre ensuite à l'ordre de Malte. Il décède en 1660, il est inhumé à l'église de Basse-terre de Saint-Christophe.