Charles Claude Damas de Marcillac, vicomte de Damas (1731, ?)
Il participe aux opérations menées dans la Caraïbe lors de la guerre d'indépendance des "Insurgents". Il se distingue plus particulièrement par sa conduite en s'emparant de l'île de Saint-Vincent en 1779 aux côtés du marquis de Bouillé. Il lui succède d'ailleurs en tant que gouverneur général des îles du vent en mars 1783.
Sous son autorité se développent de grands travaux qui feront de Fort Royal une capitale moderne (assainissement de la savane et des marais alentours, adduction d'eau, création de nouvelles rues, éclairage public…). Il encourage la modernisation de l'agriculture et des de l'industries sucrière et rhumière (introduction de nouvelles variétés de canne, …). A partir de 1783, il s'applique à mettre en œuvre les textes et les réformes économiques visant à desserrer les contraintes de l'Exclusif. Il est remplacé lors de ses congés en métropole par le vicomte de Vioménil qui assure l'intérim (07/1789 à mars 1790) et de ce fait se trouve en terre de France lors des événements révolutionnaires. Quand il revient en poste il trouve une importante agitation dans l'île due aux divisions entre révolutionnaires et contre-révolutionnaires. Royaliste de souche, il se range logiquement dans le mouvement contre révolutionnaire et s'empare de Saint-Pierre après les événements de juin 1790 (massacres de mulâtres par les révolutionnaires). Les événements ne tournent pas en sa faveur, la garnison de Fort Royal se révolte et l'oblige à se retirer au Gros Morne avec les troupes loyalistes. Celles infligent toutefois une défaite importante aux sections révolutionnaires lors de la confrontation à l'Acajou. Il gouverne la Martinique dans un climat tendu jusqu'à son remplacement par le comte de Béhague en mars 1791