Alexandre Moreau de Jonnès

Alexandre Moreau de Jonnès a eu une longue vie plutôt bien remplie et c’est peu dire.

D'origine bretonne, il nait à Rennes le 19 mars 1778 et décède à Paris à l’âge de 92 ans, le 28 mars 1870. Il sera élu en 1849 membre de l'Institut et de l'Académie des Sciences Morales et Politiques dont il était le correspondant depuis novembre 1816 [section géographie et navigation]. Il épousa une créole martiniquaise, Rose de Gourselas, descendante de l'un des fidèles compagnons de «Monsieur du Parquet» neveu de Belain d'Esnambuc. Son fils, également prénommé Alexandre sera publiciste, il naîtra en Martinique en 1808 et décèdera à Passy en 1878.

Brillant collégien à Rennes durant les premières années de la révolution française, il « monte » à Paris en février 1791. Il est aussitôt enrôlé, malgré son jeune âge, dans les Gardes-Nationales (section des Minimes) pour ses qualités physiques et morales. Il vient d'avoir 14 ans. Durant cette période, il côtoie Tallien, La Fayette et Danton.

Dès lors sa vie va basculer dans l'Aventure révolutionnaire. Il va connaître une destinée des plus mouvementées qu'il retracera de façon très romanesque et certainement quelque peu exagérée dans son livre «Aventures de Guerre au temps de la République et du Consulat».

En octobre 1792 il répond à l'appel de la « Patrie en Danger ». Il est incorporé au bataillon d’Ille-et-Vilaine. Son unité est tout d'abord envoyée dans le Morbihan pour y contrer la sédition chouanne. Son unité participe au combats de Hédé et de Vannes. Elle sera ensuite affectée à la défense du port de Brest menacé par les escadres anglaises.

C'est à partir de Lorient où il est embarqué sur un navire corsaire, et ensuite de Brest, où il est versé dans l'artillerie de marine qu’il sera amené fortuitement à voguer à destinations des Îles. Dès lors, il se passionne pour les Antilles où il rencontre les derniers caraïbes de Saint-Vincent, encore libres … il se battra à leurs côtés. Il se mettra également au service de Victor Hugues, qui de la Guadeloupe reprise aux anglais et libérée de l’esclavage, entreprend de débarquer à la Martinique occupée par l’ennemi.

Il reviendra à la Martinique en 1802 lors de la restitution de la colonie à la France en conformité avec le traité de la Paix d’Amiens. Il y restera jusqu’en 1809. Moreau, chef d’escadron d’état-major, occupe principalement des fonctions d’aide de camp des généraux en place comme aussi parfois du Gouverneur militaire, l'amiral Villaret-Joyeuse. Durant son séjour, il découvre l'île et ses habitants avec lesquels il tisse des liens inaltérables.

Infatigable travailleur et curieux de tout, Moreau parcourt de long en large la Martinique soumise, dès la rupture de la paix d’Amiens, au blocus anglais. Il se transforme selon les moments, tantôt en géologue avisé, tantôt en cartographe averti, tantôt en subtil météorologue...

Il observe ses contemporains et les évènements avec une acuité sans pareille. Chaque fois, il notera de façon rigoureuse les nombreuses observations qu’il peut faire. Il les confronte aux connaissances admises à l’époque. Il tire souvent de ses réflexions des conclusions opposées aux thèses officielles. Mais il ne se contentera pas d'être un simple observateur des évènements. Moreau les provoque parfois et il participe alors pleinement à leur dénouement.

Il relatera son expérience et ses travaux dans des ouvrages relatifs à la géologie des îles, aux maladies tropicales (fièvre jaune), aux recherches statistiques. Aujourd’hui ses nombreux écrits sont abondamment repris et cités par les historiens de la caraïbe. Nul historien moderne qui n’en fasse pas une solide référence. Certaines de ses publications ont été traduites en anglais, italien ou encore en espagnol. Des ouvrages comme « Aventures de Guerre » et « Recherches Statistiques sur l’Esclavage Colonial » ont été réédités récemment.

Possédant de réels talents de dessinateur et une bonne maîtrise des techniques de calculs topographiques ainsi que de restitutions cartographiques, il réalise de nombreux croquis et aquarelles de différents endroits de la Martinique. Il dresse également une série de cartes dont il a le plus souvent assuré lui-même les relevés topométriques. Les méthodes qu’il emploie seront approuvées par Beautemps-Beaupré «le père de l’hydrographie moderne» auqel il présente ses travaux.

Dans «Aventures de Guerre», Moreau consacre plusieurs chapitres à la description de ses travaux cartographiques notamment ceux de la Dominique et de la Martinique. Il est fortement dommage que plusieurs des ses cartes aient disparu : dérobées et détruites, gardons espoir!!! elles ne sont - peut être - que seulement égarées dans les greniers de l'histoire …

Sa production de «vues» nous est heureusement restée. Elle est actuellement conservée aux Archives de l'Outre-Mer à Aix-en-Provence dans «l'Atlas de Moreau de Jonnès» ou «Atlas de la Martinique». Elle contient 30 vues descriptives de l'île, certaines sont aquarellées.

En 1809 les forces britanniques envahissent à nouveau la Martinique. Les dernières forces françaises retranchées au fort Desaix capitulent après une longue et glorieuse résistance. Moreau qui participe à ces évènements sera fait prisonnier et transféré en captivité en Angleterre. Il y goûtera à l’ambiance de ces fameux pontons où ont croupi tant d’infortunés prisonniers de guerre.

La paix revenue, il est libéré en 1814 et rejoint la France. Durant les "cents jours" lors du retour de Napoléon 1er, il pourrait avoir rejoint l'armée de la Loire.

Quoîqu'il en soit, il est ensuite nommé fonctionnaire au cabinet du ministère de la Marine. Il y sera chargé de travaux statistiques et topographiques. Resté très attaché à la Martinique, il y consacrera à travers différents travaux cartographiques une large partie de ses activités intellectuelles. En 1816, il remet au secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies (le vicomte Dubouchage), un rapport intitulé «Précis sur les travaux géographiques dans la Martinique» qui accompagne Sa carte «Physique, Minéralogique, Statistique et Militaire» qui a été dessinée par son collègue et ami J-B Pétry.
Ce rapport constitue en quelque sorte le premier inventaire de la cartographie de la Martinique. On sait aujourd'hui que cet inventaire était largement incomplet, mais l'accès aux différentes sources n'était alors pas chose aisée.

A. Moreau de Jonnès a basé ses travaux cartographiques [voir plus bas dans cette page] sur le fond de carte établi par son presque homonyme René Moreau du Temple.
Ainsi même s'il n'était pas géographe lui-même, les cartes de Moreau de Jonnès, dessinées dès 1816 [J-B Petry] seront les premières à reprendre un tracé encore méconnu qui sera largement diffusé par le Dépôt de la Marine, 20 ans plus tard, au travers des cartes de Paul Monnier. Là encore apparaît l'oeil novateur de Jonnès qui ne se trompe pas sur la configuration géographique de la Martinique. Pour l'avoir eu certainement en main - en tout ou partie - et avoir éprouvé toute sa justesse en parcourant l'île de part en part, Moreau de Jonnès rend là un vibrant hommage aux ingénieurs géographes.

A côté de cela, il se consacre aussi à de fastidueux travaux de compilation statistique qui seront récompensés en 1819 par l’Académie Royale de Paris, de laquelle il obtiendra le premier prix en statistiques, science alors émergente.

Entre 1817 et 1823 une épidémie de choléra décime le moyen-orient. Son expérience de la fièvre jaune aux Antilles lui vaut d’être admis au sein d’une commission chargée par le gouvernement d’établir un rapport sur la propagation de la maladie. Homme de terrain, pour les besoins de sa mission, il n’hésitera pas à se rendre sur place. Il y étudiera les mesures de restriction à prendre dans les échanges commerciaux et les déplacements des personnes afin de limiter l’expansion de la pandémie.

Moreau produira un ouvrage consacré à la catastrophe sanitaire. Il sera publié en France en 1831. Cet ouvrage contient une carte présentant la propagation du «choléra morbus pestilentiel».
Faut-il rappeler qu’entre 1832 et 1835, une dévastatrice épidémie de choléra, touchât plus particulièrement la Provence ? Elle fit en France plus de 100 000 morts
Ce tragique épisode sera décrit par Jean Giono dans son roman «Un Hussard sur le toit».
Les prescriptions de Moreau de Jonnès en matière de circulation des hommes ont-elles permis de confiner le fléau ?
Quoiqu’il en soit, devenu par la force des choses épidémiologiste, Moreau de Jonnès restera, pendant près de vingt ans, membre du Conseil Supérieur de la Santé de France.

A partir de 1828, il occupera un poste de chef de bureau au ministère du Commerce où il entamera véritablement la carrière de statisticien qu’on lui connaît. Adolphe Thiers le charge en 1833 de compiler l'ensemble de la statistique française du moment.
En 1840, Moreau obtient un renforcement de son service qui devient alors le "Bureau de la Statistique Générale de la France" (SGF) attaché au ministère de l’Agriculture et du Commerce. Il le dirigera jusqu'en 1851. La SGF produit durant son administration une publication monumentale en 13 volumes (in-4°). Son action contribue à développer en France les travaux statistiques et leurs usages.

Moreau de Jonnès laissera une importante production sur des domaines variés dont une partie non exhaustive est présentée dans le tableau ci-dessous. Cet autodidacte, cet homme à l’érudition universelle est aujourd’hui considéré comme une référence sur l'histoire des Îles Antilles (notamment de la Martinique). Ce personnage de roman historique, cet héros en herbe, cet humaniste romantique, trouverait certainement sa place dans un film à grand spectacle et n’aurait certainement rien à envier à Indiana Jones. Moreau de Jonnès mériterait bien une biographie plus approfondie.

Aujourd'hui au moins deux grandes villes françaises lui rendent un hommage bien mérité. Fort de France et Rennes ont prêté son nom à l'une de leurs principales rues. A Fort de France, bien entendu la rue Moreau de Jonnès est l’un des axes du centre ville de la capitale de Martinique. A Rennes la rue Moreau de Jonnès, dans le centre, jouxte près des quais le Boulevard Villebois-Mareuil.




Principales cartes dressées par Alexandre Moreau de Jonnès

1 - Carte Militaire du Théatre des Opérations de la Guerre à la Martinique



Carte disponible aux Archives Nationales de l'Outre-Mer [ANOM]

Contrairement aux informations données par les ANOM dans leur présentation (voir ci-contre), Moreau de Jonnès n'a jamais été Chef d'Etat Major des Armées de la Martinique [l'amiral Villaret-Joyeuse], mais bien aide de camp de ce dernier, il avait obtenu le grade de chef d'escadron à l'État major de la Martinique ... ce qui ne revient pas au même.
Moreau de Jonnès date sa carte de 1809, c'est aussi l'année où la Martinique tombe au mains des forces britanniques. Moreau de Jonnès sera fait prisonnier cette année là, puis transféré en Angleterre.

Compte tenu des informations que cette carte véhicule, elle aura certainement été achevée et présentée à l'amiral Villaret-Joyeuse, au tout début de l'année 1809, avant la reddition du Fort Desaix.

Rappelons que depuis la rupture de la paix d'Amiens (18 mai 1803 ou 27 Ventôse An 11), l'empire français affronte à nouveau l'empire britannique, sur terre comme sur mer. La Martinique est ainsi soumise, comme les autres îles françaises, à un formidable et suffocant blocus. La supériorité de la marine de guerre anglaise est patente... elle le prouvera encore en octobre 1805, à Trafalgar.

Durant ce long blocus, Moreau de Jonnès sera - entre autre - chargé de cartographie par ses supérieurs. Il viendra en quelque sorte seconder et appuyer les ingénieurs militaires en place dans l'île. Il cotoyera certainement les principaux, ceux qui travaillent à l'édification des fortifications ou à la cartographie générale.

Cette carte disponible aux ANOM a été découpée en 18 sections puis recomposée sur fond de toile. Elle expose le système défensif en place pour protéger la baie du Fort de France. Les différentes batteries côtières sont indiquées avec leur périmètre d'action ainsi que la portée théorique de l'artillerie en place.

La carte de Moreau de Jonnès n'illustre pas - pour autant - les opérations de guerre avec les mouvements de troupes afférents comme le fait celle de William Booth de 1793. Même si le nom de la carte pourrait le faire croire Carte Militaire du Théatre des Opérations de la Guerre à la Martinique. Mais peut-être n'était elle pas entièrement achevée ?

Pour dresser cette carte des environs de Fort-de-France qui met en évidence les fortifications et leur potentiel, Moreau de Jonnès - comme à l'accoutumée - tâche de partir des meilleurs documents existants.

Pour la partie maritime (sondes, délinéament des cayes, ...), il se base sur la carte dressée par John Stott en 1763 et reprise à bon escient par William Booth en 1793. Il en aura éprouvé la justesse. C'était alors la meilleure base de départ à sa belle entreprise de cartographie des alentours de Fort-de France et notamment de la grande baie. Bien entendu, la carte de Stott & Booth n'est pas exempte d'inexactitudes. Celles-ci sont d'ailleurs soulignées par un dénommé Rossignol qui a effectué - durant cette période - sur le vaisseau le Jemmappe (sic) une campagne de vérification. Moreau de Jonnès aura peut-être eu connaissance des travaux du Sieur Rossignol et ainsi pu en tirer bénéfice. Moreau ne reprend pas les méprises et confusions entre la Pointe-d'Alet, la Pointe-du-Bout (Grosse-Pointe selon Stott & Booth), la Grosse-Pointe (Pointe La Rose selon Moreau du Temple et Paul Monnier) que l'on retrouve dans différentes cartes de cette époque, y compris dans celles de Stott & Booth.

En effet, pour la partie terrestre, il part - a priori - d'une section des alentours de la ville et de la baie de Fort de France qui correspond bien à celle que l'on retrouve dans la carte générale de Moreau du Temple. Ainsi, de Jonnès dresse et dessine [ou fait dessiner] une carte dont le rendu se rapproche, le plus superbement, des cartes réalisées par les meilleurs ingénieurs géographes, ingénieurs des fortifications, ou ingénieurs du camp et des armées comme Moreau du Temple lui même. Il s'est ainsi appuyé sur les fondements scientifiques réalisés par les ingénieurs français. Il les a complétés, rafraîchis et actualisés : dans la partie terrestre il a porté les informations les plus fraîches en s'inspirant généreusement des travaux de Moreau du Temple dont il loue lui même la justesse et l'exemplarité. Il s'est ainsi appliqué à restituer les détails les plus fins : le nom des habitations avec des anotations dans lesquelles il précise soit le passage d'une propriété d'une personne à l'autre [cas de la propriété de Bexon cédée à la Vve Collart, ou encore «de Bonne» à présent «Le Jeune» à l'embouchure de La Jambette], soit la catégorie socio-esclavagiste du propriétaire [mulâtre, libre, ...]. À titre anecdotique Moreau renseigne sur la présence d'une plantation d'arbricotiers située le long de la Rivière Monsieur [certainement une concentration d'abricotiers pays].

La carte que lègue à la postérité de Jonnès propose une synthèse de la perception maritime et de la perception terrestre. L'autodidacte a conservé les sondes et les indications marines contenues dans les cartes anglaises de Stott et de Booth. De Jonnès n'a pas cherché à transcire les brasses anglaises en mesures françaises, on retrouve - grosso modo - les mêmes sondes d'une carte à l'autre.

Moreau de Jonnès en produisant cette carte, fait là encore montre d'une adaptabilité exceptionnelle et de compétences solides aussi bien dans le domaine de la cartographie que dans celui de l'hydrographie.




2 - Carte de la Martinique indiquant la division civile de cette isle, les habitations principales et le nombre des habitans de chaque arrondissement



Carte disponible aux Archives Nationales de l'Outre-Mer [ANOM]

Carte dressée par Moreau de Jonnès et dessinée par J-B Petry.



3 - Carte physique, minéralogique, statistique et militaire de la Martinique



Carte disponible aux Archives Nationales de l'Outre-Mer [ANOM]

Carte dressée par Moreau de Jonnès et dessinée par J-B Petry.

A noter que la carte dressée par Moreau de Jonnès s'inspire fortement des travaux de Moreau du Temple. La configuration générale de l'île se rapproche ici de la carte des ingénieurs géographes du camp et des armées.

En 1816, c'est donc encore un Moreau de Jonnès en avance sur son temps qui produit une carte qui sera reconnue, dans sa partie minéralogique, conforme par Alfred Lacroix [1863, 1948].

Le volcanologue tiendra devant ses collègues de l'Académie des Sciences en octobre 1932, un discours rendant un hommage mérité à Moreau de Jonnès, à propos de ses travaux minéralogiques et géologiques :
..du point de vue pétrographique, l'on voit, pour la première fois, étudiées d'une façon minutieuse les roches volcaniques de cette intéressante région. Les descriptions de ses laves comportent tout ce qu'il était possible de discerner avec le seul concours des yeux ou de la loupe et, en dépit de la nomenclature désuète d'Alex. Brongniart, cette étude a été écrite en 1814, il est facile de reconnaître les nombreuses variétés des roches décrites.

Je signalerai, en outre, car je les connais bien, que les gisements indiqués pour chacune d'entre elles montrent que Moreau de Jonnès avait fouillé très à fond les massifs de la Martinique, notamment la montagne Pelée et ses abords, et qu'en général il les avait bien vus. Rien d'essentiel n'a été laissé de côté


Il faudra attendre la carte du dépôt de la Marine de 1831, pour que la diffusion d'une Martinique aux contours modernes fasse l'objet d'une large diffusion.




Principales productions littéraires d’Alexandre Moreau de Jonnès



Titre de l'ouvrage

Observations

Statistique des Colonies Françaises

Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences de l'Institut

Statistique de l'Espagne

Ouvrage présenté aux Cortès par leur président,le Comte Almodovar et par Agostino Arguelles.
Traduit en Espagnol par Pascal Madoz ancien ministre des finances.

Prospérité des Colonies Françaises

Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences de Marseille. Traduit en italien par Lampato de Milan

Effets de la Destruction des Forêts sur l'Etat Physique des Contrées, 1825 in 4°

Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences de Belgique

Statistique de la Grande-Bretagne et de l'Irlande

Ouvrage présenté à la Chambre des Communes par Lord John Russel

Recherches Statistiques sur l’état et les progrès de la société en France, 1867 in 8°

Recherches Statistiques sur l'Esclavage Colonial et sur les moyens de le supprimer

couronné par la Société de Marseille

Eléments de Statistique comprenant les principes généraux de cette science, et un aperçu historique de ses progrès

Egalement traduit en espagnol

Statistique de l'Agriculture de la Francecomprenant les céréales, les vignes, les cultures diverses, les pâturages, les forêts et les animaux domestiques

Statistique Générale de la France

Ouvrage Officiel exécuté sous l'autorité du ministre de l'Agriculture et du Commerce

Histoire Physique des Antillescomprenant la Géologie de l'Archipel américain, sa minéralogie et la monographie de son climat

Statistique des Peuples de l'Antiquitéles Égyptiens, les Hébreux, les Grecs, les Romains et les Gaulois.

La France avant ses Premiers Habitants et les origines nationales de ses populations, 1856 in 12°, 388 pages
A Paris, chez Guillaumin

Statistique de l'Industrie de la France, 1856 in 12°

Aventures de Guerre au temps de la République et du Consulat

Le Commerce au dix-neuvième siècle État actuel de ses transactions dans les principales contrées des deux hémisphères; causes et effets de son agrandissement et de sa décadence, et moyens d'accroître et de consolider la prospérité agricole, industrielle, coloniale et commerciale de la France

Ouvrage qui a remporté le prix fondé par le Baron de Damas et décerné par l'Académie Royale de Marseille

Etat économique et social de la France depuis Henri IV jusqu'à Louis XIV 1589-1715

Monographie historique et médicale de la Fièvre Jaune des Antilles et Recherches Physiologiques

Ouvrage publié à partir de 1831 en français, italien et espagnol




Aventures de Guerre au temps de la République et du Consulat


1858 Aventures de guerre au temps de la République et du Consulat chez Pagnerre à Paris,2 volumes in-8° de 464 pages et 434 pages. Edition originale.

1893 Aventures de guerre au temps de la République et du Consulat. Préfacé par Léon Say, chez Guillaumin à Paris In-8°, 469 pages. Réédition posthume.

1920 Adventures in Wars of the Republic and Consulate,
imprimé à Londres,
traduit du français par le Brigadier Général Anthony John Murray, 300 pages

1929 Adventures in the Revolution and Under the Consulate, chez Robert McBride & Co à New-York,
traduit du français par Cyril Hammond.

1946 Aventures de Guerre au temps de la République et du Consulat. A Paris 286 pages. Réédition.

1969 Adventures in the Revolution and under the Consulate,
chez Praeger Publishers à New-York,
traduit du français par Cyril Hammond, 248 pages.
Réédition de la publication de 1929.

Eléments de Statistique

1847 Eléments de statistique, comprenant les principes généraux de cette science, et un aperçu historique de ses progrès. Chez Guillaumin et Cie. 362 pages in-12.

1856 Eléments de statistique, comprenant les principes généraux de cette science. Sa classification, sa méthode, ... Avec son application à la constatation des faits naturels ... deuxième édition, considérablement augmentée. A Paris chez Guillaumin et Cie, 464 pages in-12°

Statistique de l'Agriculture de la France

1848 Statistique de l'Agriculture de la France. Comprenant la statistique des céréales, de la vigne, des cultures diverses, des pâturages, des bois et forets à Paris chez Guillaumin et Cie, 1848.

Statistique de l'Espagne

1834 Statistique de l'Espagne Territoire, population, agriculture, industrie, commerce, navigation, colonies, finances. A Paris chez Cosson, 1 volume, 318 pages in-8°.

Statistique de Grande-Bretagne et de l'Irlande

1837 Statistique de la Grande-Bretagne et de l'Irlande. A Paris, chez Bourgogne & Martinet. 2 volumes in-8°, 355 pages et 383 pages.

Statistique des peuples de l'antiquité

1851 Statistique des peuples de l'antiquité.
Tome 1 : les Égyptiens, les Hébreux, les Grecs.
Tome 2 : les Romains et les Gaulois. Economie sociale
A Paris chez Guillaumin et Cie. 2 volumes in-8° 319 de pages et de 388 pages.

Le Commerce au dix-neuvième siècle

1825 Le Commerce au dix-neuvième siècle. État actuel de ses transactions dans les principales contrées des deux hémisphères; causes et effets de son agrandissement et de sa décadence, et moyens d'accroître et de consolider la prospérité agricole, industrielle, coloniale et commerciale de la France. A Paris, Chez l'Auteur, 2 volumes in–8° de 395 pages et de 362 pages. Les exemplaires originaux sont en général signés par Moreau lui même.

1826 Il commercio nel XIX secolo, Ossia stato attuale delle sue tranzazioni nelle principali parti dei due emisferi. A Milan aux annales universitaires de la faculté de Médecine (Annali Universiatari di Medicina, Statistica). In-8° de 476 pages.

Etat économique et social de la France

1867 Etat économique et social de la France depuis Henri IV jusqu'à Louis XIV 1589-1715. à Paris chez Reinwald in-8°, 491 pages.

1867 Recherches statistiques sur l’état et les progrès de la Société en France, in 8°.

Recherches Statistiques sur l’Esclavage Colonial

1842 Recherches Statistiques sur l'Esclavage Colonial et sur les moyens de le supprimer. 1 volume in-8°.

1978 Recherches Statistiques sur l'Esclavage Colonial et sur les moyens de le supprimer. Réédition de l’ouvrage de 1842 à Genève chez Slatkine.

Médecine, Fièvre Jaune

1816 Précis Historique sur l'Irruption de la Fièvre Jaune à la Martinique en 1802. imprimé à Paris.

1816 Observations sur les Géophages des Antilles

1820 Monographie historique et médicale de la Fièvre Jaune des Antilles et Recherches Physiologiques sur les lois du développement et de la propagation de cette maladie pestilentielle. [Lu à l’Académie des Sciences le 6 décembre 1819 et le 17 avril 1820]
A Paris, chez Migneret. In-8°, 1 volume de 384 pages.

1820 Etiologie de la fièvre à la Martinique et histoire de cette maladie. Paris.

1821 Phénomène de la propagation du principe contagieux de la fièvre jaune. Paris, in octavo, 391 pages

1825 Notice sur les Enquêtes Officielles constatant la Contagion de la Fièvre Jaune et de la Peste.

1831 Rapport sur le choléra morbus pestilentiel ses irruptions dans l'Indoustan, l'Asie Orientale, l'Archipel Indien, l'Arabie. À Paris, chez de Cosson. Comprend une carte présentant le déplacement de la pandémie.

1831 Relazione al consiglio superiore di sanità sul cholèra-morbus pestilenziale. Sopra i caratteri e fenomeni patologici di questa malattia, i mezzi curativi e igienici. Traduit du français. A Rome chez Boulzaler in-8°, 1 volume de 230 pages.

Tableau du climat des Antilles

1816 Des effets du climat des Antilles sur le système moteur

1817 Tableau du climat des Antilles et des phénomènes de son influence sur les plantes, les animaux et l'espèce humaine. A Paris chez Migneret, in- 8°, 1 volume de 84 pages.

Histoire Physique des Antilles

1816 Monographie du Trigonocéphale des Antilles ou grande Vipère Fer-de Lance de la Martinique

1818 Monographie du Gecko Mabouïa des Antilles. Bulletin des Sciences de la Société philomatique, pages 138-139

1822 Histoire Physique des Antilles Françaises, à savoir la Martinique et les îles de la Guadeloupe.
A Paris chez Migneret, 1 volume de 560 pages (tome 1, un seul paru).

Essai sur l'hygiène militaire des Antilles

1816 Essai sur l'hygiène militaire des Antilles. A Paris chez Migneret, 1 volume de 83 pages.