François-Marie Peyrenc de Moras (1718-1771)

François-Marie Peyrenc de Moras (1718-1771)

C'est à peu près le début de la guerre de sept ans (1756-1763), plus exactement en février 1757, qu'à l'instigation de la marquise de Pompadour (Jeanne-Antoinette Poisson), Louis XV retire la garde des Sceaux et le ministère de la Marine à Machault d'Arnouville. Ce dernier, disgracié, est remplacé au ministère de la Marine par le contrôleur général des finances en place, François-Marie Peyrenc de Moras.

Peyrenc de Moras à les faveurs temporaires du roi et surtout celles de la Pompadour, ce qui lui permet de conserver le contrôle général des finances. Il restera ministre de la Marine jusqu'en juin 1758 où il sera remplacé par Claude-Louis de Massiac.

Les revers successifs de la guerre de sept ans vont user un bon nombre de ministres de la marine et des colonies. Celles-ci (les colonies) s'amenuisent d'ailleurs au fur et à mesure de l'impossibilité pour les armes françaises de battre ces opiniâtres anglais.

François-Marie est le fils d'Abraham Peyrenc (1686-1732). La famille Peyrenc est originaire des cévènes. Elle se distingue plus particulièrement à ses débuts dans les métiers de chirurgien, barbier et perruquier. Abraham Peyrenc s'enrichit dans la spéculation sur le papier monnaie de John Law et parvient à amasser une fortune imposante Comme beaucoup de bourgeois et financiers parvenus de son époque, il cherche a améliorer son statut et achète "charges" et "titres" pour accéder aux rangs nobiliaires. Il acquiert le titre et les terres du marquis de Moras et transforme son patronyme en Peyrenc de Moras. Abraham Peyrenc aura été durant sa vie maître des requêtes du Conseil du Roi et administrateur de la célèbre Compagnie des Indes.

Son fils et héritier, François-Marie, dispose d'une fortune et d'appuis dans la finance européenne qui lui ouvrent les portes des plus hautes fonctions et distinctions. Il sera choisit pour le ministère de la Marine avec l'arrière pensée que ses relations bancaires seront utiles au financement du rétablissement de la marine royale, jusque là dépourvue de l'essentiel face à sa concurrente Malheureusement il ne parviendra pas à atteindre ses objectifs. Ses tentatives resteront vaines.